TEMOIGNAGE D'UN ANCIEN : RENAUD BARAT

Jean Claude Delamare était un homme respectable, respectueux et respecté par tous les élèves que j’ai eu le loisir de rencontrer sur mes 10 années de scolarité à St Ad (de 1989 à 1998). C’était un homme ferme, bougon pour qui ne le connaît pas, mais d’une humanité, d’une écoute et d’une culture à faire pâlir beaucoup d’homme.

Je l’ai connu par l’intermédiaire de son fils Renaud, élève de 5ème Rouge (dans la même classe que moi en 89). Il me l’avait présenté car nous avions les mêmes prénoms (à l’époque peu courant). La première fois que j’ai rencontré Jean Claude, il était à son bureau (couloir de l’internat garçon du lycée, bureau de Pascal Brosse par la suite) et  fumait une gitane maïs.
L’odeur de cigarette et la carrure de l’homme m’avaient quelque peu fait resté sur ma réserve.

Les années suivantes, Renaud était dans d’autre classe que moi, je ne me rappelle  pas avoir eu d’autre contact avec Jean-Claude avant le lycée et la classe de 2nde en 1993.
Il avait changé de bureau mais pas d’organisation, toujours pleins de papiers à droite, à gauche, au dessus et au dessous du bureau, nonobstant cela il s’y retrouvait toujours avec une rapidité déconcertante. Viennent alors mes principaux souvenirs de Jean Claude, les conférences avec les sujets les plus éclectiques qui soient : du Paris Dakar aux lépreux en passant par la guerre 39-45 à Vernon. Les sujets pouvaient paraître rébarbatifs, c’était sans compter les invités de choix dont Jean Claude savait s’entourer et la soirée passait à une rapidité dans l’amphithéâtre Achille DEGARDIN.

Puis il y avait les soirées ciné-club et le cycle Hitchcock et Chaplin où j’ai vu la plupart des classiques des années 30 aux années 70. Puis la vidéothèque avec les films et les documentaires enregistrés pour le plus grand bonheur des lycéens comme moi, j’ai vu le documentaire sur la Shoah de Claude Lanzmann, film en quatre K7 vidéo à l’époque (le film durait 9 H 30 !).

Des heures à parler avec lui de tous les sujets possibles et imaginables dans son petit bureau quand il ne surveillait pas les Perm’ du lycée.

S’il est des hommes qui ont marqués St Ad à mes yeux (Thierry Dejoie au collège, Ulli Behnke aux fourneaux, et Vittorio Moriggi à la direction) Jean Claude tient une place particulière dans mon cœur car il était proche de « ses » élèves à qui il a tout donné et qui je crois ont su lui rendre.

Où que tu sois maintenant Jean Claude les anciens pensent à toi…

 Renaud BARAT

10 votes. Moyenne 4.10 sur 5.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site